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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 23:30

J’ai 15 ans aujourd’hui




Cet âge me plaît.

Je crois même l’avoir toujours eu.

C’était hier il est vrai,

Mais rien n’a changé depuis,

 

Mon cœur est insouciant et j’ai l’esprit rebelle,

Bien que je sois devenue un peu plus habile,

Car je me suis heurtée aux pierres de la vie,

Mais je me suis toujours rattrapée au bond.

 

Des soleils éphémères m’ont fatigué les yeux.

Et si les rayons de l’astre se font rares aujourd’hui

C’est parce que je rêve tout au fond de mon lit.

J’y suis  installée, et m’y trouve même très bien.

 

J’ai semé quelques graines et ai récolté des fruits

Dix  enfants et trente et un petits enfants,

Ainsi que quatre vingt trois arrière petits enfants

Je crois que c'est cela , à une ou deux unités

 

Ils sont tous rassemblés,

Car ils croient que j’ai 100 ans.

Ils se trompent peut-être,

De cela je suis même certaine.

 

Car ils  ne voient de moi que l’enveloppe qui m’habille

Puisque, je le sais,  j’ai 15 ans… dans mon cœur.

 

 

Chantal Sayegh-Dursus

© Propriété Intellectuelle  Sécurisée

Par Punch-frappe - Publié dans : Mes écrits - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 16:23

 

 

Le sentier disparaissait sous les herbes folles.

Seul son creux dans le sol guidait encore mon pied.

Une toile d’araignée, fine comme de la soie,

me poudra le visage.

Un lièvre apeuré fila dans un buisson

Les arbres me faisaient un toit d’émeraudes,

Que le soleil là-haut faisait toutes briller.

Je suivais cette sente où me portaient mes pas,

Caressant au passage une branche cassée.

Une laie suivie de quatre marcassins

Allant d’un trot alerte me barra le chemin

Je m’écartai d’un saut sur un arbre coupé

Et m’y juchai tel une équilibriste.

Hésitant un instant, elle poursuivit son chemin, 

Après m’avoir gratifiée d’un petit grognement. 

J’évitai son regard et baissai même les yeux,

Car trop de place déjà je prenais dans son monde.

J’encombrais sa forêt de ma personne oisive.

Je caressais les arbres, évitais les fourmis,

Me faisant nuage dans cet espace sauvage.

Mon esprit libre de toute contingence,

Se laissait guider par seulement l’instinct.

Comme le plus petit être de cette forêt touffue,

Je me fiais au vent.

Il m’apportait des senteurs inconnues,

La sève de l’arbre à la branche cassée,

Maintenant je la sentais,

Comme une blessure ouverte,

Qu’il tentait de cicatriser en la coagulant.

Une biche cherchait là-bas son petit.

Il croquait non loin d’elle de tous jeunes bourgeons.

Dans un creux un renard surveillait une pie,

Et sa robe se mariait à celle de la forêt.

Car nous étions déjà arrivés fin Septembre

Et toutes ces teintes chaudes

Me faisaient ressentir les premières vibrations du cœur de l’automne.

Comme une tapisserie fine

Que j’essayais de fixer dans mon esprit folâtre

Ces touches de couleur,

Que je voudrais copier  sur une toile toute blanche.

Sans nul dessin, juste des sensations

Les sensations diffuses d’un après-midi de Septembre

 

Chantal Sayegh-Dursus

© Propriété Intellectuelle Sécurisée

Par Punch-frappe - Publié dans : Mes écrits - Communauté : Inspirations poétiques
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