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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:14

parureor-z

 

II avait peint cette femme hautaine et fière qu’il avait croisé dans le jardin d’hiver de ses amis rouannais. Pensant la revoir bientôt, il lui avait écrit un très joli poème, tout en alexandrins, où il avait projeté toute sa sensibilité.

 

Des années plus tard, il avait appris qu’elle était retournée en Australie, son pays d’origine, avec un amour tout neuf rencontré lors d’un de ses nombreux voyages.

 

Il ne lui restait d’elle que cette silhouette qu’il avait customisée au fil des ans, jusqu’à en faire une croute toute boursoufflée, qu’il avait fini par découper pour n’en laisser qu’une silhouette vague. Pour lui donner vie, il avait hachuré tout au long de son corps des rayures rouge sang, comme un gris-gris africain, auquel il insufflerait un nouveau souffle, dans un autre monde, pour une nouvelle rencontre.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:55

 

 4-1ereCouv-PatchworkDeVies 

 

Un jour…

 

 

 

 

Mes rêves ont réveillé tous les souvenirs,

Les souvenirs de jours non encore vécus,

Non vécus car non encore joués sur la lyre, 

La lyre remisée de tous mes espoirs déçus.

 

Je renoue les fils de mes songes cachés

En fais la réalité de ce que sera demain

Un demain prometteur d’heures oubliées ;

Gravé dans les lignes creusées de mes mains

 

Je refilerai l’avenir de mes jours

Je remaillerai mes désirs enfouis ;

Leur permettant enfin de sortir des limbes

Les limbes de tous mes espoirs mort-nés

 

Je me saisirai  des montagnes et des nues

Les lancerai dans les airs comme des bilboquets

Le vent me chuchotera alors mille secrets oubliés,

Dont je me souviendrai pour les avoir connus

 

Je suivrai des chemins sur des routes improbables

Et serai plume sur les chevaux impétueux du temps...

 

 

 

 

Comme des gouttes d’eau, Copyright © C S-D

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:34

 colibri quolibris

 

 

Nous faisions des kilomètres à pied,

Quadrillions la ville  main dans la main,

Partagions un cornet de frites en guise de déjeuner.

Nous nous offrions des baisers pour les anniversaires.

Une nuque, une démarche,

Et si c’était toi ?

Et me voilà toute autre.

Me reconnaîtras-tu 

Comme je l’ai fait moi ?

Je pense que c’est bien toi.

Des amis me l’ont dit.

Ils t’ont vu sur la place.

Tu te promenais.

Mais tu n’étais pas seul…

Tu t’es retourné,

Ton regarde m’a frôlé,

Non ce n’était  pas toi,

Pas le toi de moi :

Une moue arrogante et dédaigneuse plisse maintenant ta bouche.

Tes yeux verts sont froids comme ceux d’un reptile.

Tu tapotes nerveusement une énorme  Rolex.

Tes mains manucurées écartent une mèche grise d’un geste maniéré.

Le toi connu de moi

N’avait pas de chauffeur servile qui lui ouvrait la porte d’une luxueuse berline,

Je me fais caméléon dans la foule.

Mais tu t’avances vers moi le sourire aux lèvres…

Le même qu’autrefois.

Comment vas-tu, me demandes-tu ?

Tu me tends les bras.

Et nous voilà revenus au temps de nos seize ans.

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:18

La fleur du bananier Copyright Christian Dutasta 0167

Fleur de bananier, Copyright©Christian Dutasta

 

Une fleur de bananier, tout contre  une case créole,

Sur le bord de la route, s’offre à tous les passants.

Sa robe violacée cache maints trésors encore en gestation.

Un jour elle dévoilera des secrets savoureux et sucrés,

Elle ouvrira, soulèvera, déploiera sa corolle.

Et tous pourront admirer de magnifiques doigts,

Des petits doigts verts, tout contre ses flancs, collés.

Ses doigts deviendront mains, se tendront vers la route,

Elles exhaleront  des parfums enivrants et sucrés.

Les passants, en voyant ces mains ainsi offertes,

Tendront aussi les leurs et les dégusteront.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xct53c_notre-bananier_people#rel-page-3

 

http://www.dailymotion.com/video/x7d35f_le-bananier_travel#rel-page-14

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 00:11

Arbre du voyageur et bananier dans village creol Copyright

 Arbre du voyageur, Copyright©Christian Dutasta

 

 Derrière les bananiers d’une case créole

 Un arbre du voyageur tend sa coiffe à Eole

 Son bruissement joue la musique incessante

 Des feuillages qui accordent leur mélodie bruissante

 Au chant des alizés qui balaient les Antilles.

 Il informe les voyageurs qui vivent dans les îles,

 Qu’il a gardé, remisé, à la base de ses feuilles,

Un trésor inestimable en saison de carême:

Quand la terre assoiffée est croûte morcelée,

Une eau claire et pure, qui étanchera leur soif ;

Thésaurisée des pluies abondantes du temps de l ’hivernage.

 

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 11:44

20071111 181424 ANOLIS

 

 

Un anoli court sur un mur

Le mur devient champ d’escalade

L’escalade se meut en fuite éperdue

Le petit lézard abandonne un bout de queue ;

Un bout de queue arraché qui bien vite repoussera

 

Constance imite le lézard dans sa fuite

Une fuite qui la déleste de tous ses fardeaux,

Les fardeaux qui la retenaient prisonnière.

Une nouvelle vie elle reconstruira :                                               

Car elle a pu sauver l’essentiel d'elle-même.  

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:59

Fleurs anniversaire de Jacqueline

 

Je n’ai pu venir aujourd’hui,

Jour de tes quatre-vingt printemps

Aussi avec quelques amies,

Je t’ai offert ces quelques fleurs

 

Ta vie est active et remplie

Malgré les douleurs qui te vrillent

Tu tiens debout dans la tempête

Et fais face aux vents contraires

 

Ta vie d’infirmière anesthésiste

Qui te donna tant de bonheur

Te présente aujourd’hui l’addition.

Et te fait payer au centuple tous les efforts accomplis

 

Mais toujours fraîche et pimpante

Tu parcours la France de long en large

Droite au volant de ta berline,

A la rencontre de tous tes amis dispersés

 

Quand la douleur t’est insupportable

Tu te lèves, prends ta voiture et pars en visite. 

Quand l’on te demande comment tu vas

Tu réponds d’une voix légère :

 

«  Je n’ai plus mal quand je suis allongée

Mais c’est sur les routes et en visite que je me sens la plus HEUREUSE ! »

 

 

 

Anesthésie Amour et Fantaisie par Jacqueline Patriarche

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:34

 peche-sanguine

 

 

Trois gouttes d’eau sur une pêche rosée

Et me voilà revenue aux jours d’insouciance.

Aux jours où le moindre ruisseau était comme un torrent.

Au temps où je volais en pensée avec les tourterelles.

A l'époque où le moindre carton devenait un camion.

Quand mes larmes d'enfant me procuraient des bonbons.

Au temps où je croyais que mes parents étaient Dieux immortels.

 

Une odeur de jasmin m’a chatouillé les narines,

Une brise légère m’a caressé la joue.

Je me suis endormie avec innocence. 

Demain sera ce que j’en percevrai...comme quand j'étais enfant. 

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 22:23

 chatte angora david louis

 

Une fois, deux fois, elle suit sa queue

La queue en panache court et s’enfuit

Sur le dos les pattes en l’air elle virevolte

Paloma,  petite chatte Angora gris perle 

 

Elle lèche son ventre et se retourne

Un rai de lumière danse sur le mur

Elle essaie de le saisir avec la langue

Puis l’attrape du bout des pattes

 

Le rayon de lumière a disparu

Elle le cherche de pièce en pièce

Soudain une odeur dans la cuisine

Elle hume comme un fumet de poisson

 

Elle suit l’odeur à la trace

Elle place ses pas dans l’odeur,

L’odeur la guide jusqu’à son plat

Un plat posé sur les tomettes

 

Les tomettes toutes rouges

Le plat en porcelaine blanche

Les sardines bleues et argent

Paloma gris perle devant le plat

 

Vite le peintre saisit ses pinceaux

Les pinceaux courent sur la toile

Sur la toile il pose les tomettes

Puis l’assiette sur les tomettes,

 

Trop tard Paloma a disparu… et les poissons aussi.

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 19:04

 Photo-libre-de-droits.jpg

 

 

On l’attend depuis bien des années

Une nurse a été recrutée avec son soin

Ses parents sont beaux, jeunes et riches

Et ils ont jurés de l’aimer avec démesure 

 

Mais l’enfant a choisi de ne pas naître,

Il a choisir de ne pas arriver aujourd’hui

Car il a jeté un regard sur le monde  

Et ce qu’il y a vu l’a retenu :

 

La cupidité qui dévorait les yeux,

Le rictus de jalousie au coin des lèvres

La vanité dans chaque posture

Le mensonge caché sous les mots. 

 

Il a regardé ce monde immature

Où les arbres sont décimés par milliards

Où les animaux sont très souvent dévorés

Où l’enfance est assez souvent violentée

 

Surtout il a été témoin des cris d’effroi

De ceux qui en revenaient traumatisés

Donc l’enfant a choisi de rebrousser chemin.

Il attendra autre monde, un monde  différent,

 

Un monde où les hommes seront enfin devenus… ADULTES.

 

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  • : le domaine de Chantal Sayegh-Dursus
  • : Quelques échantillons littéraires personnels, mais surtout des coups de coeur pour des auteurs ou des artistes, dont l'oeuvre ou les écrits m'ont interpellé ; ainsi que des entrevues avec des personnalités du Monde de la Culture.
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