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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 18:37

Tant que nous vivrons !

 

Tout nait pour disparaître

Mais chut ! Oublions-le !

Jouant nos propres rôles,

Essayons de paraître

 

Sur la scène de la vie

Si nous ne pouvons être

Tâchons d’être honnêtes

A défaut d’être crédibles

 

Pantomimes et pirouettes

Guignols ivres se heurtant

Chapardons ce qui manque

Promettons de revenir

 

Nous inventant des règles

Nous créant des lois

Inconnues de tout autre

Fiers de nous y tenir

 

Puisque rien ne dure

Pourquoi ne pas jouer

A pour toujours à jamais

Laisser battre nos cœurs

 

Jurant de tout donner

De rembourser au centuple

Ce que nous allons voler

Mais le saurons-nous ?

 

 La sève qui nous irrigue

Est peut être tarie

Nous voyons bien que nos branches

S’étiolent saison après saison

 

Ivres d’être encore là

Nos écorces se frôlent

Où nous manque la force

Laissons vibrer l’esprit

 

Car tant que nous frémissons

Tant que souffle le vent

Qui nous caresse et nous hérisse, 

Nous sommes encore en vie !

  

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:11

 

J’ai eu 20 ans mardi

Date hypothétiquement inoubliable,

On me l’a dit…

 

Mais pourquoi,

Me sens-je  si mal ?

Depuis ce jour-là, justement.

 

Personne tout autour,

Juste moi,

Heureusement,

Je m’y suis  habitué d’ailleurs…

 

Arc-bouté contre le mur

Je les regarde, empilées, tout en face

Elles sont mon point de repère.

 

Quand l’une est finie,

Ils viennent vers moi

Alors, je m’anime

 

Le chant me guide

Je bouge en fonction de son amplitude

Tout  clignote

 

C’est mon tour

Je sautille et virevolte,

Et m’envole

 

Cette fois-ci j’ai peut-être perdu ?

Non ! La lumière est verte !

Je peux encore recommencer

 

Je le ferai, et chaque fois,

Chaque fois qu’on me le redemandera.

Elle devient rouge,

 

Je m’arrêteee…

Oups ! J’ai continué sans réfléchir

J’ai attiré l’attention

 

Il ne fallait pas,

Justement pas,

Surtout pas

 

Pas maintenant!

Car j’ai 20 ans depuis  mardi

Depuis, j’attends…

Cela fait deux jours déjà.

La grille grince.

Les battants claquent.

 

Ils entrent.

Ils m’ont attrapé et démantelé.

Je gis en pièces détachées sur le carrelage du café.

 

« Forcément après 20 ans, il fallait s’attendre à ce qu’il se détraque.
Il faudra peut-être le changer.

On en vend de très perfectionnés maintenant

Et avec beaucoup plus de fonctionnalités ».

 

Le spleen du flipper   

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:14

 

Elle m’avait promis des Reines Claude, mais m’avait prévenue que la saison était terminée,

 Je m’attendais à une livre tout au plus, et même à rien du tout car disait-elle, la saison était passée.

 Quelle ne fut pas ma surprise que lors d'une rapide visite, elle m’en laissa un panier  d’au moins cinq bons kilos.

Je les triai, en trois lots : les éclatées  pour les confitures, les plus mures pour une tarte et les autres pour la corbeille à fruits ; Paule avait bien spécifié qu’elles n’aimaient pas le froid  et  les garder à l’air ambiant était le mieux que l’on puisse faire.

 Le temps de me retourner et le bol, réservé aux confitures, était dégusté par mon mari; à qui il fit le plus grand bien, au niveau digestif  s’entend.

Donc je ne fis point de tarte mais une confiture fort goûteuse avec les  Reines Claude réservées à la tarte. 

J’en offris un bol des plus belles, comme je l’aurais fait de truffes, avec des airs de gourmet averti, à ma plus proche voisine, que mes travaux de véranda avaient certainement  dérangée, bien qu’elle prétendit le contraire.

  Nous  dégustâmes  les prunes restantes, sans nous en rendre compte, comme des friandises naturelles, du temps où les bonbons acidulés ne les avaient pas encore supplantées.

Un autre jour, invitée à déjeuner chez Paule, nous allâmes au fond du jardin, et elle m’offrit à nouveau des Reines Claude.   

C’était décidé cette fois il y aurait une tarte.  Je fouillai mon placard, à la recherche  de poudre d’amande pour en tapisser le fond, comme me l’avait conseillé Paule, mais n’y trouvai qu’un produit largement périmé. Qu’à cela ne tienne, je le remplaçai promptement par une pellicule de ma confiture de Reines Claude, qui fit un fond parfait.

Je la servis lors d’un repas où j’avais invité une amie que je n’avais point revue depuis au moins cinq ans.

Ma fille qui ne mangeait que rarement de la pâtisserie maison, s’en réserva la dernière part.

Les mois d’Août m’étaient généralement indifférents.

Mais c’était avant les Reines Claude de Paule.

Dorénavant ce mois  rimera avec Reines Claude et j’attends impatiemment la saison prochaine, afin de pouvoir déguster à nouveau les Reines Claude de Paule.

 

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:53

Nolwenn

 

Sa promenade est terminée,

Confiante, elle court vers la maison

Mais soudain elle trébuche,

Et  roule tout au bas de l’allée

 

Car tout à coup  le souffle lui manque

Son maître la relève, affolé,

Puis la prend dans ses bras,

Je crois que Nolwenn vient de mourir !

 

Il la porte vers la maison,

J’avance sa couchette,

Vite il  la déleste de sa cape

Mais le devait-il ?

 

Elle a un soudain soubresaut,

Du coin de l’œil elle me regarde,

Et  vérifie que je suis bien là,

Puis rassurée, s’est endormie.

 

Le cours de secourisme du maître

Massage cardiaque et bouche à bouche

Tétanisé, il en a  oublié les gestes,

Mais comment les fait-on pour un chien ?

 

Surtout que l’autre tire sur sa laisse,

Car sa promenade à lui n’est pas terminée

J’attrape le téléphone,

Il est 23 :29, et c'est le soir de Noël

 

On  l’enveloppe dans une couverture,

Vite à la clinique vétérinaire,

Un constat d’arrêt cardiaque,

Faisant suite à une insuffisance respiratoire

 

Désolée, la vétérinaire nous rassure

La tumeur avait été enlevée,

Elle aurait pu durer encore un an

Mais un an de souffrances épargnées

 

C’est une belle mort, nous dit-elle,

Car elle est partie dans un souffle,

Sans s’en rendre vraiment compte,

Et entourée par tous les siens.

 

Vous l’emportez ou vous la laisser ?

Crémation collective ou individuelle ?

Nous présentons son carnet de santé,

Pour sa déclaration de décès.


Non, les animaux naissent et vivent

Mais ne sont pas censés mourir

Donc nulle trace de leur décès n’existe

Nous le refermons, ainsi, pour la dernière fois

 

Gravé dans nos cœurs, son épitaphe

26 novembre 1996,

24 décembre 2008

Nolwenn petite chienne Westie sans Lof

 

Gentille avec tous,

Elle aimait le Babybel,

Un éclat de  foie gras pour les fêtes,

Le steak haché, les pâtes, ainsi que le jambon de dinde

 

Alimentation trop riche ?

Pas nécessairement a dit le vétérinaire

Ces petites bêtes-là ne vivent pas plus de 13 ans,

Vous avez fait tout ce que vous avez pu,

 

L’opération de l’hernie,

Ses ligaments des pattes arrières reconstitués,

L’une après l’autre

Sa tumeur enlevée

Sa cécité soignée,

Huit opérations au total

 

Mon mari et ma fille ont pleuré,

Pas moi car je suis confiante,

Au bout de deux jours sont âme animale sera transformée

En une petite fille ou un petit garçon

 

Pourtant un doute m’étreint depuis que  nous avons récupéré l’urne,

Car dès lors, j’ouvre et je ferme des portes pour sa présence invisible,

Au cas où ne saurait pas encore qu’elle peut les franchir sans les ouvrir,

 

Ses couches sont toujours déployées aux quatre coins de la maison,

Des fois où elle voudrait s’y allonger encore,

Je cligne des yeux, essayant de  déceler son ombre fugitive, dans chaque rai de lumière,

 

Mon mari et ma fille sont surpris de ne pas retrouver dans l’autre chien de la maison,

Toutes ses qualités évidentes, auxquelles nous nous étions habitués.

Et parfois nous tendons la main  et  sommes encore étonnés qu’elle ne vienne pas s’y frotter.

 

Mon mari qui est agnostique,

A affirmé hier d’une voix assurée,

Elle est maintenant au paradis des chiens,

Car elle le mérite bien !

 

 

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 11:04

Le magazine consacrait sa partie littéraire à Bernard Werber, que je connaissais, si l’on pouvait l’exprimer ainsi. Car j’avais lu Les Thanatonautes, L’Empire des Anges, et peut-être même autre chose encore, par plaisir, par goût sans doute, par curiosité certainement, comme on déguste une friandise offerte  là et ramassée par hasard.

 

En effet, j’ai la particularité de ne m’intéresser à un auteur qu’après que son œuvre m’ait murmuré à l’oreille des choses indicibles ; rejoignant peut-être inconsciemment ma

propre quête, mes propres errances.

 

Et, là, dans une interview, il narrait une séance d’hypnose dont il avait été l’objet ; le renvoyant à un passé probable.

Une nouvelle en découlait, qui faisait appel à toutes les légendes et on-dit chuchotés. Y croire ? Pourquoi pas ?

Et de ricochets en ricochets devant ce Wifi intégré que je venais d’acquérir et que la nonchalance seule m’empêchait de brancher. Je me replongeai paresseusement dans

un passé si lointain que je n’eus pu l’avoir vécu, occultai d’un trait toutes mes connaissances et acquis du présent, ne désirai plus m’en souvenir car n’y trouvant plus aucune utilité, puis m’efforçant même de m’en rappeler, n’y arrivai plus. Effacée ma vie d’aujourd’hui me semble inexistante, car dans ce passé lointain, mon moi présent n’avait plus aucune place vécue ; les inventions présentes n’avaient pas été encore inventées, car la molécule de conscience qui les créerait n’existait point encore.

Assise à mon bureau, ce passé inconnu me quitta lentement, s’estompa, s’effaça. Pouvait-il en être autrement ?

N’avait-il peut-être même jamais existé ?

 

Et si je refaisais, maintenant, le chemin inverse, vers les devenirs futurs. Les devenirs futurs que suivrait ma conscience, encore présente, pas encore effacée et pas encore recréée dans cet avenir certain, mais aussi incertain pour moi qu’une page blanche où rien de connu n’avait encore été écrit.

Et comme une équilibriste sur le bord de l’abîme, je m’avançai, le cœur étreint de toutes les angoisses, car si chaque minute, chaque seconde me préparaient à la suivante, je

me projetai maintenant sans filet ni sans carte vers un avenir lointain, où probablement je ne serai plus… même en devenir.

   

 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:59


L’Isle Adam sur Oise

link
 

 

Ville à la Campagne ou Ville Parc 

Ville fleurie aux ambitions bucoliques.

Une poignée de graines multicolores,

Lancées à la volée par un jardinier fou.

 

Une débauche de fleurs sur ses édifices,

Agencées avec minutie ou abandonnées là 

Ses châteaux, restaurés, utilisés par  tous,

Hier, aujourd’hui et demain confondus

 

La Pharmacie des Plantes de province.

Une fontaine dans la Grand’ Rue,

Place provençale dans un filet d’eau,

Décors de notre scène quotidienne.

 

Fête foraine du Parc Manchez.

L’Office de Tourisme et le Musée tout devant.

Foire aux livres qui se bousculent.

La musique joue à sa fête.

 

Plage fluviale, la plus grande de France,

Sous le Pont du Cabouillet, Voiles, barques et pédalos,

Evila, petite sirène, danse sur l’Oise

Face aux restaurants guincheurs du bord de l’eau

 

Salle des ventes,

Christie’s en herbe,

Réelles trouvailles,

A prix cassés.

 

Son Cinéma incomparable,

Qualité d’image et acoustique,

Concours de réalisateurs confirmés,

Ou de producteurs néophytes.

 

Plus de cent Associations,

Courses de baignoires, une fois l’an.

Au Carnaval des commerçants,

Les animaux sont invités.

 

Saint-Martin partage sa cape.

Prières, oratorios et concerts.

Sainte-Thérèse écrit son amour.

Cinq roses et trois lys pour Marie.

 

Aux Haras de la forêt

Chevaux et  poneys de concours,

Les « Gendarmes montés » sillonnent  le bois,

Trois sangliers piétinent  une sente.

 

Angelot penseur de Nogent,

Marché bio du samedi,

Ses brocantes réputées, deux fois l’an,

Sur les quatre de l’Isle Adam

 

Lacs de Cassan et Pavillon Chinois,

Tranquillité bucolique,

Sur les traces du château disparu,

Les enfants jouent à se poursuivre

 

Carrefour de la Résistance,

A deux mille mètres du Grand Val,

Centre commercial aux 84 négoces.

Tout près, sur 18 trous, des golfeurs virevoltent,

 

Etangs, fleuve, forêt ou parcs,

Les pavillons s’accrochent  autour.

Amoureux de la nature,

L’Ile de Champagne renaîtra.

 

Les canards traversent dans les palmes,

Les oies bernaches sont arrivées,

Un vol de cygnes dans les airs,

Des poules d’eau sur un ilot.

 

Siaram, allégorie de l’Isle Adam

Vous accueille à  l’Allée Le Nôtre.

Le kiosque à musique tout au bout,

Déniche le Lycée  Fragonard

 

Marché couvert et grands bazars,

Se conjuguent Mardi, vendredi et dimanche,

Tout Paris est à notre porte,

Grands  Magasins à moindre coût.

 

Van Gogh ou barbouilleurs,

Ecrivains, poètes ou chroniqueurs,

L’inspiration survole les lieux,

Lancez vite vos cerfs-volants.

 

 

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  • : le domaine de Chantal Sayegh-Dursus
  • : Quelques échantillons littéraires personnels, mais surtout des coups de coeur pour des auteurs ou des artistes, dont l'oeuvre ou les écrits m'ont interpellé ; ainsi que des entrevues avec des personnalités du Monde de la Culture.
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