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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 14:37

colibri quolibris

 

          

           Elle regardait avec admiration ce petit garçon de la maison de droite, qui ayant presqu’atteint le sommet du petit arbre, s’était assis sur une fourche et dégustait les pois-doux qui se trouvaient maintenant à sa portée. 

Elle aurait bien traversé  le petit chemin qui séparait leurs deux maisons pour le rejoindre mais il lui était interdit de grimper aux arbres, car comme elle était une fille on verrait sa culotte. Du moins elle supposait que c’était la raison de cette interdiction.

Soudain, elle entendit les appels de la mère du grimpeur ; lui enjoignant de descendre car il pourrait tomber et se blesser. Ce qu’il fit sans tarder.

 

Cette femme, qui avait six enfants, s’occupait de chacun comme s’il eut été unique, faisait son ménage, sa lessive, préparait ses repas, courait en tous sens sans être jamais fatiguée.

 

Un jour ce petit garçon du aller à l’hôpital, puis quelque temps après en revint. Elle entendit sa mère dire que les médecins avaient dit aux parents que cela ne servait plus à rien, qu’il valait mieux qu’il restât chez lui.  Peu de temps après il mourut.

Jamais elle ne l’oublierait.

 

 

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commentaires

M

la mort qui s'invite dans l'enfance et tranche à vif....
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P


Oui, l'enfance est symbole d'éternité, mais parfois...



P

Ce texte plein de pudeur est gogé de tant d'émotions...


 


amitiés
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P


Merci Gwen-Mael pour ton passage, et te souhaite un bon dimanche


P.S: J'ai un faible pour ce prénom, et le trouve plus poétique que Philippe



G

L'histoire que tu racontes ressemble beaucoup à ma vie d'enfant,seule différence de taille c'est que je suis rentré de l'hôpital avec un diagnostic viable.Oui la vie est fragile.
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P


Oui, je me souviens que moi aussi. Ma mère croyait que je ne dépasserais pas l'âge  de huit ans. Comme tout arbrisseau il s'en faut parfois de peu.



M

Quelle tristesse il laisse après lui...


Bises et bon dimanche
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P


Une tristesse sans nom.


Bonne semaine à toi Marlou



A

Une belle et triste histoire. Quand la fatalité s'acharne...
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P


Oui, en effet, je n'ai pas tout dit. C'était encore plus poignant.



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  • : le domaine de Chantal Sayegh-Dursus
  • : Quelques échantillons littéraires personnels, mais surtout des coups de coeur pour des auteurs ou des artistes, dont l'oeuvre ou les écrits m'ont interpellé ; ainsi que des entrevues avec des personnalités du Monde de la Culture.
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